Ecoglyphe traductions

J’ai participé à “On traduit à Chantilly”

Chateau de ChantillyC’est avec un mélange d’appréhension et d’excitation que j’avais abordé la formation « on traduit à Chantilly » qui s’est déroulée du 3 au 5 aout 2015. Cette formation faisait suite à la série « on traduit à… » ou « translate in… » qui avait eu lieu sur le continent américain, au Canada et aux États-Unis. C’était la première fois que cette formation s’exportait sur le Vieux Continent et beaucoup de traducteurs professionnels européens n’étaient que trop heureux d’y participer. Cette formation de deux jours et demi s’adressait aux traducteurs travaillant de l’anglais vers le français et vice-versa mais aussi plus largement à ceux intéressés par les problèmes de style dans l’une ou l’autre des deux langues (voire les deux). Cette formation était organisée par la Société Française des Traducteurs qui en avait assuré la logistique.

Une formation dense

Le potager des princes, les tomatesLa formation commença sur les chapeaux de roue dès 8h15, à l’hippodrome de Chantilly par la présentation d’un mot épineux en traduction, suivie d’un « traduel » ou deux intervenants nous montrèrent leur version de la traduction d’un même texte, en expliquant leurs partis pris. Puis la formation se scinda en deux avec des sessions en français et d’autres en anglais. Le lendemain se déroula selon le même schéma, avec en prime le dîner de gala le soir au « Potager des princes ». Le dernier jour, pas de « traduel » puisque la traduction dans les deux sens avait été abordée, mais des sessions en français et en anglais, avant une session plénière intitulée « à contre-courant : pour des traductions encore plus idiomatiques » et une table ronde de clôture.Le potager des princes, le pont japonais

Durant ces deux jours et demi de formation, des sujets généraux de stylistique furent abordés mais aussi des ateliers pragmatiques qui permirent aux participants de tester leurs connaissances, le tout dans la bonne humeur générale. Les participants, ravis de cette opportunité de formation, se montrèrent assidus, malgré la chaleur pesante.

Des rencontres enrichissantes

Cette formation fut aussi l’occasion de rencontrer des formateurs de haute volée et de discuter avec eux à bâtons rompus durant les pauses. Certains d’entre eux avaient amené quelques exemplaires des livres qu’ils avaient publié sur la traduction, ce qui permit quelques achats fort utiles. Ce fut aussi l’occasion de faire connaissance d’autres traducteurs et d’élargir son réseau professionnel.

Ce que j’en retire

Un grand bol d’air qui m’a permis de prendre confiance en moi. En effet, le traducteur indépendant travaille seul et il parfois difficile de se rendre compte de la qualité de ses traductions, surtout quand le client ne donne pas de retour sur le produit. J’ai beaucoup appris, j’ai rencontré beaucoup de traducteurs ayant des problématiques identiques aux miennes et j’ai fait de belles rencontres professionnelles. J’ai pu aussi acheter quelques livres que j’avais repéré, mais qu’il était difficile de trouver sur les plateformes de ventes par correspondance communes.

Cambridge, Kings CollegeJe suis ressortie enchantée de cette formation, à tel point que quand j’ai appris qu’elle aurait à nouveau lieu en Europe, à Cambridge, au Royaume-Uni, cette année, je me suis inscrite immédiatement. Le programme sera différent mais gageons qu’il sera tout aussi formateur.

On traduit à Cambridge

 

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