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Les outils du traducteur

bien se formerIl fût un temps ou les seuls outils du traducteur étaient sa connaissance d’au moins deux langues et une série de dictionnaires plus ou moins spécialisés. Avec l’arrivée d’internet, les métiers de la traduction se sont modernisés et la plupart des dictionnaires existent maintenant en ligne. De plus, au tournant du millénaire, la démocratisation des ordinateurs et l’explosion des puissances de calcul ont permis le développement d’outils spécifiques censés faciliter la vie du traducteur. Toutefois, il convient de modérer ces propos, car tout dépend des spécialités du traducteur et des langues dans lesquelles il travaille. Tour d’horizon…

Les outils de base

Comme pour tous les artisans, un traducteur se doit d’avoir de bons outils pour bien travailler. Cela passe bien sûr par un bon ordinateur, parfois une imprimante bien que celle-ci ne soit pas obligatoire (mais conseillé pour au moins imprimer les factures à envoyer à son comptable et quelques autres papiers administratifs). Le traducteur n’imagine pas non plus travailler sans Internet qui est pour lui une source inépuisable de renseignements qu’il convient toutefois de vérifier, car, comme nous le savons tous, on trouve le pire comme le meilleur sur la Toile.

Les outils spécifiques au secteur de la traduction

Les dictionnaires

Bilingues, monolingues, sur papier, mais de plus en plus sous forme de fichiers informatiques ou directement en ligne, gratuits pour certains, payant pour bon nombre d’entre eux, les dictionnaires font partie intégrante du travail des traducteurs. Sans eux, point de salut. Car non, un traducteur n’est un pas dictionnaire sur pattes. Même si sa connaissance de la langue source (celle à partir de laquelle il traduit) est très approfondie et que le plus souvent, il la parle couramment, il ne peut pas tout savoir. Quant à sa langue cible (celle vers laquelle il traduit), sa connaissance doit être celle d’un natif, sinon il est très difficile de rendre toutes les nuances de la langue source. Là aussi, les dictionnaires sont très utiles, car ils permettent de vérifier des nuances qui peuvent échapper au commun des mortels.

Les outils d’aide à la traduction

Ce sont des logiciels qui permettent la segmentation du texte en phrases ou en proposition et qui à l’aide d’une mémoire de traduction évitent de traduire deux fois la même chose. Leur fonctionnement est relativement simple à comprendre. Quand un texte est traduit dans un de ces logiciels, il est découpé en segments et chaque fois que le logiciel trouve un segment identique ou quasi identique, il le signale ou remplit automatiquement le segment cible. Plus base de données de la mémoire de traduction est importante, plus il y a des chances de retrouver des segments déjà traduits et donc de ne pas avoir à retraduire le segment une deuxième fois. Toutefois, ce système, basé sur des statistiques, présente des limites, car un même segment peut avoir des significations différentes selon les contextes. Il existe une douzaine d’outils de TAO (Traduction assistée par ordinateur), à différents prix, certains étant même gratuits pour une durée limitée ou illimitée. Beaucoup sont même équipés de traduction automatique qui se base sur le traitement statistique de corpus (d’ensembles) de textes, alimentés par les traducteurs eux-mêmes s’ils le peuvent ou le désirent, souvent institutionnels, voir sur des ensembles de textes en plusieurs langues trouvés sur la Toile (avec tous les inconvénients qui peuvent en découler). Ces outils sont surtout utiles pour les traducteurs pragmatiques (non littéraires) et ceux utilisant les langues les plus courantes. En effet, ces outils ne fonctionnent pas toujours pour les langues rares.

CambridgeLes voyages

Des vacances, me direz-vous ? Oui et non. Il est important pour un bon traducteur de cultiver sa ou ses langue-s source-s afin de pourvoir répondre aux demandes les plus pointues de ses clients. La meilleure solution est donc d’aller dans les pays où ces langues sont parlées. Et quitte à joindre l’utile à l’agréable, pourquoi ne pas en profiter pour voir du pays ?

 

Comme on le voit dans cet article, les outils du traducteur sont essentiellement informatiques, ce qui lui permet de sortir de son bureau, voire de voyager souvent. Mais les traducteurs sont souvent un peu cavernicoles, ils aiment bien leur petit coin de calme. Certains profitent toutefois des avancées technologiques et optent pour un bureau nomade qui leur permet de voyager. Car si le traducteur a choisi ce métier, ce n’est pas uniquement pour gagner sa vie, mais aussi pour pouvoir se rapprocher et aller dans les pays où ses langues fétiches sont parlées et se plonger dans des cultures différentes de la sienne.