Ecoglyphe communication

Tout le monde peut créer sa microentreprise et se faire de l’argent facilement

CAT toolAttention, article coup de gueule…

Il m’arrive de traîner sur les réseaux sociaux (mea culpa) pour me faire une idée de ce qui s’y passe. Concernant la création et le développement de microentreprise, le Net regorge de conseils en français, mais aussi en anglais. Cependant un certain nombre d’entre eux ne sont pas bons à prendre et l’image renvoyée est souvent trompeuse. Décryptage…

Vous avez un problème à résoudre ? Vous ne savez pas comment démarrer votre entreprise ? Vous pensez que travailler de chez vous est facile et que vous allez vite devenir multimillionnaire ? Demandez à votre moteur de recherches préféré et aux réseaux sociaux et vous allez trouver des centaines de réponses, certaines en français, beaucoup en anglais. Certains conseils sont valables, mais il en existe beaucoup d’autres qui ne le sont pas. Le pire est que certains influenceurs présents notamment sur le réseau vidéo le plus important, et qui ont parfois des centaines de milliers de followers (c’est-à-dire de gens abonnés à leur chaîne) vendent du rêve aux plus crédules. Et moi, ça m’énerve ! Parce que ce n’est pas parce que l’on a certaines connaissances dans certains domaines et que l’on peut faire tout et n’importe quoi !

Attrape-couillon n° 1 : on peut tout faire depuis chez soi, même si l’on ne sait pas trop comment faire.

Voilà un type d’article ou de vidéo qui circule beaucoup sur le Net. Ben oui, je bidouille Totoshop, donc je peux faire des retouches photo et vendre mes services. J’ai séjourné 15 jours dans un pays anglo-saxon et je peux devenir traducteur. Je me balade souvent sur les réseaux sociaux, alors je peux devenir community manager. Je ne sais pas le faire ? Pas grave ! Il y a plein de tutoriels sur Internet. Je passe deux ou trois soirées à regarder des tutos et le tour est joué. Facile, non ?

Alors, j’aimerais savoir pourquoi une formation initiale en traduction dure entre trois et cinq ans ? Pourquoi devenir photographe professionnel ou graphiste demande deux années d’études ? Puisque c’est si facile, les gens qui ont suivi ces formations sont des idiots ? Non, ce sont tout simplement des pros qui savent faire, EUX ! Pas des bidouilleurs qui vous proposeront un travail de m…. Cela dit, il y a d’excellents autodidactes qui ont travaillé dur en amont pour se former et fournir un travail de qualité. Généralement, cela se voit dans leur communication.

Attrape-couillon n° 2 : pas besoin de travailler beaucoup pour gagner beaucoup d’argent et vivre la vie de ses rêves.

Si c’était vrai, il y aurait beaucoup de micro entrepreneurs millionnaires. La réalité est tout autre. D’abord, parce que pour gagner correctement sa vie, il faut proposer des produits et services qui se vendent (c’est la base). Ensuite ce n’est pas parce qu’on est huit heures au travail que l’on produit huit heures de travail rémunéré. Il faut aussi faire sa comptabilité, prospecter pour trouver de nouveaux clients, se former, etc. Ceux qui publient des vidéos depuis des plages de rêve ont souvent travaillé très dur en amont pour produire, puis vendre leurs produits. Et ce n’est pas parce qu’un produit plait à un moment que l’on peut faire une carrière tout entière avec. Enfin, ces vendeurs de rêve proposent souvent leurs conseils à prix d’or, alors que l’on peut retrouver leurs différents conseils gratuitement ou à moindre coût pour peu que l’on sache chercher. Donc, monter une entreprise qui marche, ça demande beaucoup de travail en amont, mais aussi durant la durée de vie de l’entreprise.

Attrape-couillon n° 3 : tout le monde peut devenir entrepreneur à la maison

Ah la vie d’entrepreneur qui travaille en pyjama depuis son canapé, ça fait rêver. Et quand il en a assez, il va faire un tour sur les réseaux sociaux. Et puis les dates-butoirs de livraison, pas grave, les clients s’adapteront. Ben oui, sauf que les clients, ils sont souvent pressés eux. Et que si l’on ne tient pas ses délais, ils ne seront pas contents. Si l’entrepreneur n’a pas un comportement professionnel, il perdra vite ses clients et toute crédibilité. Oui, on peut travailler depuis son canapé et en pyjama, mais il faut avoir une attitude professionnelle. De plus, il ne faut pas avoir peur de la solitude, savoir s’organiser pour ne pas trop procrastiner et se retrouver au pied du mur avec trois nuits blanches de travail à la clé. Le travail sans patron sur le dos, c’est bien, mais cela demande une certaine volonté et surtout un certain goût pour l’organisation… et ça, ce n’est pas donné à tout le monde. À cela, il faut ajouter le soutien des proches. Pense qu’il est facile de travailler à la maison avec des enfants en bas âge est une illusion. Pour être productif, il ne faut pas être dérangé, que ce soit par le conjoint, les enfants ou Meilleure-Copine ou Belle-Maman qui pensent que parce que l’on travaille à la maison, on a du temps pour soi.

Conclusion

Alors oui, on peut monter sa microentreprise et en vivre, mais cela se fera au prix d’un travail conséquent, d’une remise en question permanente, d’une organisation béton, mais aussi d’un soutien des proches sans faille. À cela, il faudra ajouter une formation solide sur laquelle s’appuyer pour fournir un travail de qualité, le tout saupoudré d’une communication adéquate qui permettra de trouver des clients. Vivre de sa microentreprise est possible, mais il faut mettre toutes chances de son côté et ne pas sous-estimer la quantité de travail à fournir. Alors, ça vous tente ?

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